jeudi 10 novembre 2011

Le droit de bousculer la pensée unique de nos parlementaires inféodés à la monnaie unique ?...

Pourquoi autant de parlementaires et autant de milliers de fonctionnaires à Bruxelles et à Strasbourg, puisque la zone euro est administrée par une économie assistée ?. On entend tout et son contraire sur une sortie de la monnaie unique. La France s'est relevée de deux grandes guerres. Pourquoi ne se relèverait-elle pas d'une crise monétaire ?.

Hypothèses de sortie de l'euro pour la France, que nos élites n'avaient pas prévu ? :

Ce qui vient d'abord à l'esprit de plusieurs spécialistes en économie financière et monétaire, la dévaluation du franc. Au départ, certains avancent une dévaluation de 40 %, d'autres disent entre 15 et 20 %. Ce que je crois, c'est que personne ne peut le savoir véritablement. Les inconvénients initiaux seraient donc une réévaluation du Mark et une dévaluation du franc. La compétitivité de la France permettrait un relance de nos exportations et une importante réduction du chômage. Par contre, il faudrait accepter une baisse relative de notre pouvoir d'achat qui s'estomperait dans les deux années suivantes. La banque de France retrouverait ses prérogatives en instaurant une surveillance de l'augmentation de la dette publique qui devrait rentrer dans une zone de décroissance à partir de la 3ème année. Le rétablissement des barrières douanières et le retour du contrôle de change seront une source importante de rentrées d'argent.

Ce que l'on doit reprocher à celles et à ceux qui ont travaillé sur la mise en service de la monnaie unique, c'est pour le moins, leur désinvolture de ne pas avoir envisagé une sortie de l'euro pour les pays qui ne respecteraient pas la règle d'or des 3% et les autres mesures inscrites dans le traité de Maastricht.

Référendum sur le traité de Maastricht du 20 septembre 1992 :

Non : 12 626 700 (48,96 %)
Oui : 13 165 475 (51,04 %)

« Le traité de Maastricht précise aussi les conditions du futur passage à la monnaie unique. Afin de permettre une certaine harmonie nécessaire à l’union monétaire, les européens décident de critères de convergence conditionnant pour chaque pays membre la possibilité d’intégrer l’union monétaire

Le taux d'inflation ne doit pas excéder de plus de 1,5 % celui des trois pays membres ayant les plus faibles taux d'inflation
Le déficit budgétaire doit être inférieur à 3% du PIB
Un endettement public inférieur à 60 % du PIB
Les taux d'intérêts réels à long terme ne doivent pas excéder de 2 % celui des trois pays membres ayant les plus faibles.
Pas de dévaluation monétaire dans les deux années précédant l'intégration à l'union monétaire.
Suite à la ratification du traité de Maastricht l'euro deviendra la monnaie de la France, en 1999 pour les marchés financiers puis en 2002 comme monnaie fiduciaire.
Sources traité de Maastricht – Wilkipedia

Référendum 2005
A la question : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? », 54,68 % des électeurs (hors bulletins blancs et nuls) avaient voté NON !

La volonté du peuple français a été bafoué par les parlementaires en 2008

4 février 2008 : « Traité Européen, le Congrès de Versailles en détail » Rue89

(De Versailles) Manifestations, discours dans l'Hémicycle, réactions : retour sur le vote lundi de la modification de la Constitution française, préalable à la ratification du Traité de Lisbonne qui se déroulera à partir de mercredi à l'Assemblée nationale.

16h15. François Fillon est le premier des orateurs de l'après-midi. Les grandes formules sont de sortie : ‘Notre nation a sa place en Europe, elle y a son avenir.’ Puis au Premier ministre de prévenir :
La France ne doit pas choisir le chemin du repli, sous peine d'être écartée de l'histoire.’

Et aux détracteurs de la méthode, il pose ‘une question simple’ : ‘Voulez-vous réellement relancer l'Europe ou préférez-vous son enlisement ?
16h10. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, préside comme il est de tradition le Congrès, réunissant députés et sénateurs :
La séance est ouverte. Le Parlement est réuni en Congrès conformément au décret du président de la République publié au Journal officiel du 1er février 2008.’
17h59. Nombre de votants : 893. Suffrages exprimés : 741. Pour : 560. Contre : 181. La majorité requise étant celle des trois cinquièmes (445), Bernard Accoyer déclare que « le Congrès a adopté le projet de loi constitutionnelle ». L'heure est aux réactions.

La Dépêche.fr - publié le 04.02.2008

http://www.ladepeche.fr/Region-Grand-Sud_ch613.html

« Traité de Lisbonne : découvrez comment ont voté votre député et votre sénateur »

ASSEMBLÉE NATIONALE

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (318)
Pour: 306
Contre 3
Abstention 3
Non-votants 6

GROUPE : SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204)
Pour: 17
Contre : 91
Abstention : 93
Non votants : 3

GROUPE : NOUVEAU CENTRE (22)
Pour : 20
Contre : 2

DEPUTES: NON INSCRITS (9)
Pour : 4
Contre : 4
Abstention : 1

SÉNAT

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE. (159)
Pour: 149
Contre : 4
Abstention : 3
Non-votants : 3

GROUPE : SOCIALISTE. (96)
Pour: 15
Contre : 30
Abstentions : 49
Non-votants : 2

GROUPE : UNION CENTRISTE-UDF. (30)
Pour : 30

GROUPE : COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN. (23)
Contre : 23

GROUPE : R.D.S.E. (16)
Pour : 15
Contre : 1

SENATEURS: NON INSCRITS. (6)
Pour : 3
Contre : 2
Abstention : 1


Dernière minute :

" L'écart entre le taux des obligations à 10 ans de l'Allemagne et de la France sur le marché de la dette a atteint un plus haut historique jeudi, au-delà des 160 points de base, reflétant le manque de confiance des investisseurs dans la zone euro."

"...Cette tendance reflète surtout la forte hausse du taux à 10 ans français, qui grimpait à 3,456% (contre 3,189% mercredi à la clôture).

De son côté, le rendement de son homologue allemand se tendait dans des proportions bien moindres à 1,776% (contre 1,719%)...." AFP-Boursorama



3 commentaires:

secret de l'instruction a dit…

ça balance pas mal chez les verts de Dany le rouge

20minutes.fr " L'ex-juge Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, interrogée jeudi sur l'affaire du Carlton de Lille, a suggéré qu'elle pourrait donner lieu à une mise en examen de Dominique Strauss-Kahn pour recel d'abus de biens sociaux.

Comme i-TELE demandait à l'ex-juge d'instruction si ce dossier pouvait donner lieu à une mise en examen de l'ex-directeur général du FMI pour trafic d'influence"

"...Parmi elles, un employé du groupe de BTP Eiffage, qui aurait réglé les frais de déplacements de prostituées pour des parties fines avec Dominique Strauss-Kahn.

Eva Joly, qui avait instruit l'affaire Elf, avait jadis déclaré: «je connais bien DSK, je l'ai mis en examen». L'ancien ministre avait ensuite bénéficié d'un non-lieu, prononcé par la même juge...".

Conflit d'intérêts électoraux ou manipulation de l'opinion ?.

zen a dit…

Heu, heu, petits français serrez-vous la ceinture pendant qu'au sommet de l'Etat on dilapide les fonds publics, du moins ce qu'il en reste !

" Dans le service de com' du gouvernement, les salaires ont augmenté de 31% entre 2003 et 2009"

"...Le SIG est le Service d'Information du Gouvernement. Créé sous Giscard d'Estaing, il est chargé de coordonner la communication gouvernementale, et d'élaborer des campagnes d'information à destination du public. Ces dernières années, le SIG s'est surtout fait connaître en élaborant des campagnes de com' pour vanter le bilan du gouvernement, notamment sur le pouvoir d'achat (4,3 millions d'euros la campagne de pub, tout de même). Et visiblement, l'argent coule à flots au sein du SIG.

" Selon un rapport de la Cour des comptes, que s'est procuré Le Canard enchaîné, "entre 2003 et 2009, les rémunérations ont augmenté de 31%. Et les primes indemnités presque triplées. Un complément de salaire qui représentait jusqu'à 60% de la rémunération dans le cas de Thierry Saussez. Cet ex-patron du SIG palpait chaque mois autour de 15 000 euros (...) et disposait d'une voiture avec chauffeur. Et d'une salle à manger dans ses bureaux, souvent ravitaillée par un chic restaurant de Neuilly-sur-Seine". Au total, selon la Cour des comptes, entre le 1er janvier et le 8 octobre 2009, "le montant de ces frais de bouche a avoisiné les 60 000 euros. Soit le triple des crédits autorisés. Sans compter le salaire du maître d'hôtel", écrit l'hebdomadaire...."
Politique.net

Source
- Didier Hassoux, "Ces très chers incompétents de la com' gouvernementale", Le Canard enchaîné n°4749, 2 novembre 2011, page 3

http://www.politique.net/2011111001-sig-couteux-et-incompetent.htm

Anonyme a dit…

Le Nouvel Obs

Economie : les trois péchés de Sarkozy
Publié le 23-04-08 à 10:41 Modifié le 22-06-08 à 19:37 Réagir

"Toute la mer est dans une seule de ses gouttes d’eau" disait Spinoza. De même, toute la politique économique de Nicolas Sarkozy est dans le geste inaugural du quinquennat : le fameux "paquet fiscal". Un péché contre la raison économique, la justice sociale et l’esprit de réforme."