mardi 22 mai 2012

« Elémentaire, mon cher Watson », le retour de la drachme en Grèce - Maurice Allais - Ouest-France...

 
« Elémentaire, mon cher Watson », le retour de la drachme en Grèce, c'est le professeur Moriarty qui resurgit, comme au temps du film « Le retour de Sherlock Holmes » !

« Si Athènes renouait avec la drachme: un scénario qui n'a plus rien de tabou

[...] "Le mouvement de panique a déjà commencé", remarque Pedro Videla, professeur à l'IESE Business School de Madrid, qui juge "très probable" un retour à la drachme: "comme le pays est déjà en train de se désintégrer socialement et politiquement, je parierais qu'il va sortir de l'euro très bientôt"....»


C'est arrivé un 22 mai
1945 Les Etats-Unis accordent une aide à la Grèce et à la Turquie en application de la doctrine Truman, destinée à "contenir" le communisme.
1918 Des avions allemands bombardent Paris
1885 Décès de l'écrivain et poète français Victor Hugo, né en 1802.




Ils sont nés un 22 mai
Le père du détective Sherlock Holmes Arthur Conan Doyle (1859 – 1930)
Le chanteur et acteur français Charles Aznavour (1924).
Le compositeur allemand Richard Wagner (1813-1883)



Extraits d'un entretien avec notre unique Prix Nobel d'Economie, Maurice Allais qui nous a quitté le 9 octobre 2010
[...]
...[L'Esprit Européen] L’EE : " Quelle doit être la priorité de l’Union européenne : son approfondissement, c’est-à-dire la réforme de ses institutions, ou bien son élargissement aux États candidats ?
" L'Europe politique doit s'affirmer contre la dictature du marché "
Maurice Allais


[Maurice Allais] M. A. : C’est un fait que pour l’essentiel l’Union européenne groupe actuellement des États ayant dans l’ensemble de profondes similitudes quant à leur économie et à leur culture. C’est un fait également que sur le plan économique il faut distinguer entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est. Ainsi et par exemple les niveaux de salaires réels sont extrêmement différents à l’Ouest et à l’Est. Sur le plan économique élargir actuellement l’Union européenne en intégrant les pays de l’Europe de l’Est n’aurait d’autre résultat que de susciter un déferlement de populations de l’Est vers l’Ouest, et un nombre considérable de délocalisations, en suscitant à l’Ouest un accroissement considérable du chômage.

De toute évidence il convient que les pays de l’Europe de l’Est s’associent préalablement dans un cadre économique analogue à celui de l’Europe de l’Ouest, ce qui ne pourrait que favoriser considérablement leur développement et élever progressivement leurs niveaux de vie. Au terme de cette évolution l’intégration économique des deux Europe deviendrait possible. Mais de toute évidence une telle évolution demandera de longues années.

Ainsi ce n’est que lorsque les niveaux de vie à l’Est et à l’Ouest seront effectivement comparables qu’une association économiques des deux Europe pourra s’effectuer. Mais par contre rien n’empêche actuellement que des liens politiques et culturels s’établissent entre les pays de l’Europe de l’Ouest et ceux d’Europe de l’Est "...
http://www.esprit-europeen.fr/entretiens_allais.html

Quel temps de perdu, quel gâchis social, quelle absurdité économique, quelle idée grotesque de vouloir s'accrocher, coûte que coûte, à vouloir entretenir un tonneau des Danaïdes, le bon sens va-t-il enfin triompher et la confiance dans les Institutions européennes ?.

Nos élites politiques vont-ils enfin admettre que le désordre économique et social dans les pays de la zone euro ne pourra trouver un consensus acceptable que si elles s'engagent à des prises de décisions fermes et courageuses. La situation de la Grèce n'a que trop duré et, sa sortie de la zone euro serait un excellent test pour les autres membres. 

En page 3, dans Ouest-France d'hier, lundi 21 mai, on pouvait lire  " Et si la Grèce sortait de la zone euro ? : ...Les marchés eux-mêmes, devenus fébriles, pourraient accélérer cette issue ; paniqués, ils pourraient faire grimper les taux d'intérêts. " Récession dans la zone euro, troubles sociaux ", prédisent alors les plus pessimistes. Une certitude : l'avenir du projet européen, dans son ensemble, s'en trouverait bouleversé. " Les partis extrémistes feraient leur miel de tout cela, s'inquiète Jean-Dominique Guiliani, président de la fondation Robert-Schuman, interrogé par l'AFP. C'est un scénario très noir."

L'argumentaire du président de la fondation Robert-Schuman a de quoi nous interpeller !. L'entendre dire que  "  Les partis extrémistes feraient leur miel de tout cela ", à mon avis, ces propos sont totalement incongrus. Ce monsieur Jean-Dominique Guiliani serait-il un adepte du totalitarisme ?.


http://zen-fiatlux.blogspot.com
Courriel : fevrieralain@hotmail.fr

2 commentaires:

Anonyme a dit…

L'euro est en train de tuer le sud de l’Europe

L’Espagne, le Portugal, la Grèce et les leçons du modèle argentin...
Espagne est dans la crise jusqu’au cou. Son taux de chômage (24,4%) est plus élevé que celui des Etats-Unis au pire de la crise de 1929 et, cette fois-ci, aucun New Deal n’est prévu pour renverser le cours des choses. La longue malédiction du chômage de masse va dégrader les compétences des travailleurs et empêcher les jeunes d’acquérir de l’expérience.

http://www.slate.fr/story/54787/euro-mort-sud-europe

zen a dit…

L' Euro est une monnaie trop chère pour certains pays européen. La folie douce de nos dirigeants français continue...

L'imminence d'un grand plongeon économique, financier et social est pour demain, si la Grèce reste dans l'euro. La cause principale est une monnaie trop élevée pour ce pays, comme pour bien d'autres pays de la zone euro.

L'entêtement de la France a vouloir continuer à financer, à fonds perdu, les dettes de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne...,c'est un manque de courage politique qui va entraîner dans un chaos, sans précédent, les Français et nombre de citoyens des pays de la zone euro.

« L'europe appelé à étudier à un abandon de l'euro en Grèce »

" par Jan Strupczewski et Claire Davenport BRUXELLES/PARIS (Reuters) - Le comité de préparation de l'Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer chacun de leur côté un plan d'urgence dans l'éventualité d'un abandon de la monnaie unique par la Grèce, a-t-on appris ..."

http://ml.capital-news.fr/l2/67tPOMbmn23/5631/2935118420.html

« ...Cette initiative a été approuvée lundi au cours d'une téléconférence du groupe de travail chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances des Dix-Sept..

Les membres du groupe de travail, constitués de hauts fonctionnaires des ministères des Finances et de ministres chargés des budgets, constituent aussi le conseil d'administration du FESF, le Fonds européen de stabilité financière.

[...] Premier d'entre eux à réagir à ces informations, le président français, François Hollande, a déclaré que la France n'avait pas à préparer un scénario dans lequel la Grèce sortirait de la zone euro....»

On a changé de Président mais pas de politique monétaire. L'avenir proche nous le confirmera !.